Malaise Vagal – Le meilleur remède de grand-mère

La syncope – également appelée malaise vagal- est le terme médical désignant une perte de conscience temporaire. Tout épisode de syncope est important pour au moins deux raisons.

Premièrement, la syncope peut causer des blessures, il est donc important d’essayer d’éviter qu’elle ne se reproduise. Et deuxièmement, la syncope peut parfois être le signe d’un problème médical sous-jacent grave. Si plusieurs pathologies peuvent entraîner une syncope, le type de syncope de loin le plus courant est le malaise vagale.

Vue d’ensemble

Le malaise vagal est une perte de conscience temporaire provoquée par un réflexe neurologique qui produit soit une dilatation soudaine des vaisseaux sanguins des jambes, soit un rythme cardiaque très lent (bradycardie), soit les deux.2

Le malaise vagal représente plus de la moitié de tous les épisodes de syncope. Bien que les médecins la qualifient souvent de “simple évanouissement”, le mécanisme du malaise vagal n’est pas si simple. Et une mauvaise compréhension du fonctionnement du malaise vagal peut entraîner des problèmes pour établir un diagnostic correct ou choisir un traitement adéquat.

Causes

Le malaise vagal se produit lorsque quelque chose déclenche le réflexe vasovagal, provoquant une dilatation soudaine des vaisseaux sanguins. La dilatation des vaisseaux sanguins entraîne l’accumulation d’une proportion importante du volume sanguin dans les jambes.3

Cette accumulation s’accompagne souvent d’un ralentissement du rythme cardiaque. Cette accumulation s’accompagne souvent d’un ralentissement du rythme cardiaque, ce qui entraîne une chute soudaine de la pression artérielle. Si la baisse de pression est suffisante pour priver le cerveau d’oxygène, un évanouissement se produit.

Chez la plupart des personnes souffrant de malaise vagal, la dilatation des vaisseaux sanguins semble être le facteur prédominant qui provoque la perte de conscience. Chez certaines personnes, cependant, le ralentissement du rythme cardiaque joue un rôle majeur.

Les déclencheurs courants du malaise vagal sont les suivants :

  • Douleur soudaine et intense
  • Faire une prise de sang
  • Être exposé à une vision ou à un événement traumatisant
  • Miction ou défécation extrêmement difficiles
  • Une forte toux
  • Hyperventilation
  • Rester immobile pendant de longues périodes
  • Se surmener par temps chaud
  • Consommation excessive d’alcool ou de substances
  • Si un épisode d’évanouissement suit l’un de ces événements, le malaise vagal en est presque certainement la cause.

Malaise vagal récurrent

Les personnes qui ont eu un ou deux épisodes de malaise vagal sont souvent capables de reconnaître les symptômes d’alerte, de sorte qu’elles savent quand un autre événement est sur le point de se produire. Plus important encore, si elles reconnaissent les symptômes d’alerte, elles peuvent prévenir le black-out simplement en s’allongeant et en levant les jambes.

D’autre part, essayer de “combattre” un épisode imminent de malaise vagal en se forçant à rester debout et en acceptant de ne pas s’évanouir ne fonctionne presque jamais très bien.

Les personnes âgées souffrant de malaise vagal sont plus susceptibles de présenter des symptômes “atypiques”. Leur syncope peut se produire sans aucun déclencheur identifiable, et sans aucun symptôme d’avertissement. Dans ces cas, poser le bon diagnostic peut représenter un véritable défi pour le médecin.

En général, la malaise vagal ne met pas la vie en danger, mais les blessures qui résultent d’une chute peuvent l’être. Et si les épisodes sont suffisamment fréquents, cette affection peut certainement perturber une vie normale.

Facteurs de risque

Le réflexe qui provoque le malaise vagal peut se produire dans une certaine mesure chez tout le monde, de sorte que presque tout le monde peut avoir un épisode vasovagal si un événement déclencheur suffisamment fort se produit. En effet, il est probable que la plupart des gens auront un épisode d’évanouissement à un moment donné de leur vie.

Le malaise vagal peut survenir à tout âge, mais elle est beaucoup plus fréquente chez les adolescents et les jeunes adultes que chez les personnes plus âgées.

Certaines personnes sont particulièrement sujettes aux épisodes vasovagaux et peuvent s’évanouir même en cas d’événements déclencheurs relativement bénins. Ces personnes ont tendance à avoir des épisodes récurrents de syncope, à partir de l’adolescence. Elles sont souvent victimes de syncope à la suite de plusieurs types d’événements déclencheurs différents.

Chez de rares individus, le malaise vagal est si fréquente et si difficile à traiter qu’elle les rend pratiquement invalides. Ces personnes présentent souvent une forme de dysautonomie (déséquilibre du système nerveux autonome) qui les rend très sujettes au réflexe vasovagal à l’origine de cette affection.

Elles présentent souvent d’autres symptômes typiques des dysautonomies, tels que des ballonnements ou des crampes abdominales, de la diarrhée, de la constipation, une fatigue extrême et diverses douleurs.

Traitement du malaise vagal

Les personnes qui ont un seul épisode isolé de malaise vagal n’ont généralement pas besoin de traitement médical du tout.

Mais si vous avez eu des épisodes récurrents, vous risquez d’en avoir encore plus si vous n’êtes pas traité efficacement. Et, comme toute personne souffrant de malaise vagal le sait, ces évanouissements surviennent souvent aux moments les plus incommodes ou les plus difficiles, et peuvent grandement perturber votre vie. Heureusement, le traitement est généralement très utile.

Il existe quatre types généraux de thérapie pour le malaise vagal : les médicaments, l’exercice et les stimulateurs cardiaques.

Conclusion

Le malaise vagal est une affection très courante. Heureusement, elle survient généralement lors d’épisodes rares et isolés ou pendant une période de temps limitée. La plupart des personnes qui ont un malaise vagal mènent une vie tout à fait normale.

Si vous avez eu un malaise vagal – en particulier plus d’un épisode – vous devriez en apprendre le plus possible sur cette maladie, y compris sur les types de choses qui la provoquent, sur la façon de reconnaître les symptômes d’alerte et sur la façon d’arrêter un épisode.

Si vous avez des épisodes répétés de syncope malgré ces mesures, vous devriez demander à votre médecin s’il ne faudrait pas faire autre chose qu’une simple “thérapie d’évitement”.

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